Ce que le recruteur veut savoir avec chaque question, un exemple de réponse à adapter, les prétentions salariales en brut annuel et les questions qu’il n’a pas le droit de poser.
Les questions d’entretien d’embauche tournent autour de cinq sujets : qui vous êtes, pourquoi ce poste, ce que vous avez déjà accompli, comment vous réagissez dans une situation difficile et vos conditions (salaire, préavis, mobilité). Les plus fréquentes sont « Présentez-vous », « Pourquoi notre entreprise ? », « Quelles sont vos qualités et vos défauts ? », « Racontez une situation difficile » et « Quelles sont vos prétentions salariales ? ».
Voici 15 questions avec, pour chacune, ce que le recruteur cherche et un exemple de réponse à adapter. En fin d’article : les questions qu’un employeur n’a pas le droit de poser.
L’essentiel
Le recruteur attend un résumé professionnel d’une à deux minutes, pas votre biographie : ce que vous faites aujourd’hui, une réussite concrète, pourquoi ce poste.
« Je suis contrôleuse de gestion depuis quatre ans dans un groupe de distribution à Lyon. J’ai refondu le reporting mensuel et la clôture se fait désormais deux jours plus tôt. Je souhaite aujourd’hui rejoindre une équipe plus proche des opérations, ce que propose votre poste. »
Trois variantes complètes (premier emploi, profil confirmé, reconversion) dans « Parlez-moi de vous ».
Le National Careers Service, le service public d’orientation britannique, conseille de bâtir la réponse sur les qualités « autour de 2 ou 3 exemples liés au poste » et d’être honnête sur les défauts en disant comment vous progressez. Listes et exemples par profil : qualités et défauts en entretien.
Question légère en apparence, mais elle montre votre personnalité. Citez une activité réelle et, si possible, ce qu’elle dit de vous : la course pour la régularité, le bénévolat pour l’engagement.
Montrez une direction compatible avec l’entreprise : plus de responsabilités dans votre domaine, une expertise, une petite équipe. Pas besoin d’un intitulé de poste précis.
Réciter la page « Qui sommes-nous » ne suffit pas. Choisissez un fait qui vous intéresse vraiment et reliez-le à votre expérience.
« Vous ouvrez des agences en Belgique. J’ai suivi pendant deux ans des clients belges dans mon poste actuel et je connais bien ce marché. J’ai envie de participer à ce développement. »
Ayez trois faits : ce que l’entreprise vend, une actualité récente, quelque chose sur le service qui recrute. Le site, la page LinkedIn et les avis sur Glassdoor ou Welcome to the Jungle suffisent.
Prenez trois exigences de l’offre et donnez une preuve pour chacune.
« Vous cherchez quelqu’un qui maîtrise SAP, a l’habitude des clients grands comptes et parle anglais. J’utilise SAP chaque jour depuis trois ans, je gère douze grands comptes et la moitié de mes réunions se font en anglais. »
Parlez de ce que vous cherchez, pas de ce que vous fuyez. Ne critiquez jamais votre manager ou votre employeur actuel.
Dans un entretien comportemental, le recruteur demande des situations vécues pour prévoir votre façon d’agir. Le National Careers Service cite par exemple « quand avez-vous fait face à une situation difficile ? », « avez-vous déjà pris une initiative ? » et « avez-vous déjà échoué dans une tâche ? ». Répondez avec la méthode STAR : Situation, Tâche, Action, Résultat.
Un échec réel et modeste, ce que vous en avez tiré et ce qui a changé ensuite. Le changement compte plus que l’erreur.
Un cas où vous avez réglé quelque chose sans qu’on vous le demande : un process simplifié, une formation organisée, un problème repéré avant le client.
Ne dites pas seulement « je travaille bien sous pression ». Racontez une semaine de rush réelle et ce que vous avez fait : priorités, entraide, délais renégociés. Le générateur de réponses STAR gratuit aide à structurer vos exemples.
En France, on donne en général un salaire brut annuel, souvent en milliers d’euros. Renseignez-vous sur la fourchette du poste dans votre région et votre secteur, et donnez une fourchette serrée dont le bas vous conviendrait.
« Pour ce poste, je vise entre 42 et 45 k€ brut annuel, selon la part variable et les avantages. »
Les chiffres ne sont qu’un exemple. Pensez au package complet : tickets-restaurant, mutuelle, télétravail, intéressement.
Donnez votre préavis exact, tel qu’il figure dans votre contrat ou votre convention collective. Si une rupture conventionnelle ou un départ anticipé est envisageable, dites que vous pouvez en parler avec votre employeur, sans rien promettre.
Répondez franchement : déplacements ponctuels, déménagement, jours sur site. Une réponse floue aujourd’hui devient un problème après la signature.
Et la dernière question, presque toujours : « Avez-vous des questions ? ». Une liste de bonnes questions est dans questions à poser en entretien.
Selon service-public.gouv.fr, l’employeur peut vous poser des questions pour évaluer votre capacité à occuper le poste et vos aptitudes professionnelles, et ces questions doivent avoir « un lien direct et nécessaire avec l’emploi proposé ou avec l’évaluation de vos aptitudes ». Exemple donné par le site : le permis de conduire, seulement si le poste l’exige.
Il ne peut pas vous interroger sur votre situation personnelle, comme l’« état de santé, situation familiale, adhésion à un syndicat, vie sexuelle, loisirs, etc. », et il ne peut pas écarter un candidat pour un motif discriminatoire comme le « nom, origine, sexe, situation de famille, apparence physique, religion ».
Si une question sort de ce cadre, vous pouvez demander poliment quel est son lien avec le poste. Pour un cas précis, renseignez-vous auprès du Défenseur des droits, d’un syndicat ou d’un avocat en droit du travail. Cet article ne remplace pas un conseil juridique.
Répondez à chaque question à voix haute, enregistrez-vous sur votre téléphone, réécoutez et coupez le superflu. Puis faites une répétition avec quelqu’un qui relance. ClapAssist comprend le français et de nombreuses autres langues : lors d’une répétition sur Teams ou Meet avec un ami, vous voyez comment il construit les réponses à partir de votre CV. Pour un poste en anglais, le simulateur d’entretien IA gratuit lit les questions en anglais et analyse débit, mots parasites et structure.
Le jour de l’entretien en visio, l’IA pour l’entretien d’embauche de ClapAssist affiche des suggestions en direct sur Teams, Zoom et Meet. Vérifiez avant que l’employeur autorise l’aide d’une IA. Pour la préparation complète, voir préparer un entretien d’embauche.
Pages externes sur lesquelles s’appuient les conseils ci-dessus, ouvertes et vérifiées à la date indiquée.
« Présentez-vous », « Pourquoi notre entreprise ? », « Quelles sont vos qualités et vos défauts ? », « Pourquoi devrions-nous vous recruter ? », « Racontez une situation difficile » et « Quelles sont vos prétentions salariales ? ».
En une à deux minutes : ce que vous faites aujourd’hui, une réussite concrète et chiffrée, pourquoi ce poste. Pas de biographie, pas de lecture du CV.
En brut annuel, sous forme de fourchette serrée dont le bas vous conviendrait, après avoir vérifié les salaires du poste dans votre région. Pensez aussi aux avantages.
Selon service-public.gouv.fr, les questions doivent avoir un lien direct et nécessaire avec le poste ; la situation familiale fait partie des sujets personnels qui n’ont pas à être abordés. Vous pouvez demander quel est le lien avec le poste.
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